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Infrastructures Techniques Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Construction Routes : le réseau comprend 15.272 km dont 2.380 km bitumées. L’interruption du réseau routier entre Bobo Dioulasso et Abidjan, en raison de la crise ivoirienne a fortement incité la mise en oeuvre de politiques de développement des infrastructures routières. Dans ce cadre, plusieurs projets sont en cours, tels que le bitumage des axes Ouagadougou-Koupéla (35 millions d’Euros) et Bobo Dioulasso-Boromo (66 millions d’Euros) financés par l’Union Européenne. D’autres projets sont également en cours de réalisation : Kaya-Dori, Bobo Dioulasso-Dédougou, Ouagadougo-Kongouss.

Des études sont également en cours pour développer les réseaux routiers dont notamment la réalisation de l’axe Ouagadougou-Bitou d’un financement global de 250 millions d’Euros financement FED, appel d’offres attendu fin 2007).

 Voie ferroviaire : une seule ligne existante reliant Ouagadougou à Abidjan. Cette ligne était le principal mode de transport des marchandises avant la crise ivoirienne. Depuis la privatisation en 1995, l’exploitation de la ligne est assurée par la Société Internationale de Transport Africain du Rail (SITARAIL). Des projets d’interconnexions avec les autres pays sont à l’étude, notamment avec le Ghana.

 Aéroports : 2 aéroports internationaux (Ouagadougou et Bobo-Dioulasso). la construction du nouvel aéroport à Ouagadougou a été annoncée en septembre 2006 par le Ministre des Transports pour un coût de 366 millions d’Euros et sera financée par la Banque Islamique de Développement et l’Asecna.

 Eau : 61% de la population a accès à l’eau. Depuis la réforme de 1998, deux instances gèrent l’eau potable : la DGH (Direction Générale de l’Hydraulique) et l’ONEA (Office National de l’Eau et de l’Assainissement) qui assure la distribution en zone urbaine et semi-urbaine. Concernant les grands projets d’infrastructures, le barrage de Ziga a été mis en eau en 2002 (pour améliorer la distribution en eau de la capitale), et celui de Samendéni est en perspective (production hydro-électrique et irrigation) pour un montant de 276 millions d’Euros. Des travaux de mise en sécurité sont également en cours sur le barrage de Bagré.

Dans le domaine de l’assainissement, plusieurs programmes d’appui au secteur sont en cours de réalisation ou d’étude pour répondre à l’insuffisance d’infrastructures. Les principaux programmes concernent :

o le Programme Danois d’Appui au Secteur de l’Eau et de l’Assainissement (PASEA) 2005- 2009.

o le Plan Stratégique d’Assainissement de Ouagadougou (PSAO) avec le support financier de l’Agence Française de Développement et de la Banque mondiale

o le Plan Stratégique d’Assainissement de Bobo-Dioulasso avec le support financier de la coopération allemande à travers la banque KFW et de la Banque mondiale

 Energie : les ressources énergétiques sont faibles. Le Burkina Faso ne dispose d’aucune ressource pétrolière et le taux d’électrification ne couvre que 15% du territoire. De plus, 20% de l’électricité est importée. L’énergie électrique est d’origine thermique (78%) et hydraulique et est distribuée par la Sonabel. Face à cette situation les autorités publiques ont lancé le Projet de Développement du Secteur de l’Electricité (PDSE) en mars 2006. Le projet comprend notamment le renforcement et l’extension du réseau tels que la réalisation de la liaison entre Bobo-Dioulasso - Ouagadougou et la construction de centrales thermiques. A plus long terme la connexion entre le réseau ghanéen et Ouagadougou est envisagée, par la construction d’une ligne haute tension reliant Bolgatanga (Ghana) et la capitale burkinabé.

 
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